Equité et confort : le port de plaisance du Havre fait sa révolution

Equité et confort : le port de plaisance du Havre fait sa révolution

 

franck millet

 

Maître de port adjoint, Franck Millet a dressé un bilan des travaux passés et en cours engagés au profit des plaisanciers

Infrastructure. Les travaux d’aménagement se poursuivent dans les deux bassins. En plus d’un meilleur confort et de plus de sécurité pour les plaisanciers, l’objectif à terme est de mettre en place une nouvelle gestion des fluides.

Les équipes du port de plaisance sont sur le pont. Comme chaque année, à pareille époque, le plan d’eau est animé par un étrange ballet. Il y a les plaisanciers qui regagnent leur place au ponton après avoir travaillé sur leur embarcation laissée au port à sec durant l’hiver. D’autres, au contraire, ont préféré attendre l’arrivée des premiers beaux jours pour remonter leur bateau et effectuer leur carénage. Et pour l’ensemble des usagers, c’est aussi l’occasion de découvrir les nouveaux aménagements du port. En 2016, la SLP Le Havre Nautisme a engagé une vaste opération de modernisation du port principal. La deuxième tranche concernant l’anse de Joinville est sur le point de se terminer.

Assurer une meilleure sécurité

La dernière touche aux travaux commencés en octobre 2016 est prévue à la fin du mois fin avril. « Les pontons L, M, N et O ont été refaits à neuf. Il reste à finir la partie électrique », explique Franck Millet, maître de port adjoint. Cette deuxième phase fait suite à la réhabilitation terminée en mai 2016 de l’anse des Régates.

« En plus du changement des anciennes structures, nous avons créé le ponton P pour accueillir de grosses unités, ainsi qu’une passerelle, point de jonction entre le bassin et la capitainerie. » Les travaux ont également été l’occasion d’assurer une meilleure sécurité de l’espace avec le développement de la vidéosurveillance et d’un accès contrôlé par badge. Pour améliorer le confort des usagers, le port, avec la fibre optique, est relié à la wifi très haut débit. Mais la plus grande révolution va intervenir dans quelques mois. « Au lendemain de la Transat Jacques Vabre, les travaux de remplacement des pontons H, I, J et K vont débuter pour s’achever en avril 2018. C’est la date choisie pour basculer sur un nouveau système de gestion des fluides. Nous mettons en place au port principal ce qui est déjà appliqué à Port Vauban. Le second port du Havre nous a d’ailleurs servi de laboratoire pour mettre en place le nouveau dispositif qui, si l’on tient compte des retours des plaisanciers, donne entière satisfaction. »

Aujourd’hui, l’eau comme l’électricité sont consommées en libre-service. Ce qui favorise le gaspillage et peut paraître inéquitable. Certains consomment plus que d’autres, alors que la facture est répartie sur l’ensemble des occupants. « L’idée est de familiariser les plaisanciers avec les nouvelles pratiques. Ils devront obligatoirement utiliser leur badge pour être alimentés en courant et en eau. Mais il n’y aura pas jusqu’à fin 2018 de notion d’argent, puisque cette consommation sera comprise dans leur forfait annuel. C’est dès 2019 que la comptabilité va évoluer. Le contrat annuel va comprendre un volume d’eau et d’électricité attribué en fonction de la taille du bateau. À titre d’exemple, dans la catégorie la plus courante des 8-9 mètres, l’usager bénéficiera de 180 minutes d’eau et d’une capacité de 30 kW/heure d’électricité, ce qui correspond aux besoins pour maintenir en charge un parc de batterie. Au-delà, la consommation deviendra payante en supplément. À Vauban, seuls 30 % des usagers font une à deux recharges par an. Notre nouveau système informatique permet aux usagers d’être informés par SMS ou mail de leur consommation. Notre souhait est de répondre au mieux aux besoins des usagers, tout en maîtrisant les coûts d’investissement. »

Publié 14/04/2017 23:25 – paris-normandie.fr